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La Bibliothèque de Trois-Sillons
Par Pokrzywa
Fondée le 27 Brumaire an III, la bibliothèque de Trois-Sillons regroupe
en son sein les principales œuvres produites par de nombreux lutins
soucieux d’enrichir la culture lutine. Néanmoins, il est temps pour
vous de découvrir à travers l'histoire de Ronolds le Brave les mystères
dont elle regorge...
Personnages:

=
Ronolds le Brave.

=
Flo R'yan.

=
Tails le Fou.

=
Nikocco le Mage.

=
le fils de Nikocco.
en noir, la narration
en bleu, les dialogues.
Chapitre
I : comment Ronolds le Brave arriva à Trois-Sillons.
Originaire de Kleptomancie, une contrée lutine bien lointaine de notre
Royaume, Ronolds le Brave vivait paisiblement. Il passait ses journées
à pratiquer le sport favori des kleptomanciens : le parasitisme. On
peut même aller jusqu'à dire qu'il était le meilleur dans ce domaine,
ce qui n'est pas anodin. Mais un beau jour, après avoir parasité toute
la contrée, le jeune et beau lutin que l'on surnommera Nols en fut jeté
tellement il était inutile. Terriblement triste et penaud, il s'en alla
donc après avoir volé tout ce qu'il pouvait. Il prit ensuite un chemin
au hasard, puis un navire au hasard et arriva on ne sait comment devant
le dirigeodrome de Port-Lutin. Il prit donc un dirigeable, laissant
toujours au hasard le choix de la destination. On peut penser qu'offrir
une si grande place au hasard était dangereux, certes, mais ça l'aurait
été beaucoup plus s'il avait pris lui-même toutes ces décisions. En
effet, notre brave héros avait de nombreuses qualités, mais
l'intelligence lui faisait bien défaut. Ainsi, il prit le dirigeodrome
en direction de Trois-Sillons et voici ce qu'il vit :

Chapitre
II :la bibliothèque de Trois-Sillons.
Voyant le regard stupide de ce drôle de voyageur, Flo R'yan, un
passager du dirigeable, expliqua à Nols sa vision.
< Cher ami, vous
avez l'honneur de contempler la fabuleuse et
merveilleuse bibliothèque royale. C'est pour cela d'ailleurs que son
architecte lui donna la forme de l'emblème lutin. J'ai eu la chance de
lire de nombreux ouvrages sur la façon dont a été créé ce monument, et
si vous le désirez, je me ferais un plaisir de partager mon savoir avec
vous.
Flo prit le regard ébahi et la bouche ouverte de notre héros pour de
l'admiration (alors que ce dernier pensait simplement qu'il avait faim)
et continua donc sa description.

<
Ils ont commencé à
faire deux trous dans le sol, de 3
centimètres de profondeur, un de la forme de la tête, l'autre de celle
du bonnet. L'ovale de la tête a une longueur de 13 cm et une largeur de
11 cm, ce qui fait une superficie de 112,31 cm². Une fois le trou
creusé, des orties ont été plantées dans le sol, suffisamment
profondément pour qu’elles soient solidement ancrées dans la terre et
pour que leurs feuilles dépassent de quelques millimètres la hauteur du
trou. A certains endroits, comme vous pouvez le voir, une seule assise
d'orties est plantée et à d’autres on peut aller jusqu’à 5. Les tiges
permettent le maintien de la terre composant les murs.
A l’aide de bave de
limace, ils ont collé des brindilles aux hauts des
tiges d’orties afin d’en faire un maillage régulier qui sert de toit.
Ce maillage très serré permet de protéger les lutins des intempéries
tout en laissant passer la lumière. N'est-ce pas ingénieux ?
<
Hum, si très, très, mais dites-moi...
< Mais ce n'est pas
tout ! Je ne vous ai pas encore parlé du
bonnet ! Sa largeur est de 11,80 cm et 17,70 cm séparent la pointe du
bonnet de sa base, d'où une aire de 117,10 cm². Son toit est composé de
branches de sapins soutenues par des allumettes qui constituent la
charpente. L’ensemble des éléments est collés avec de la gadoue, ce qui
assure sa solidité. A l’intérieur de cette partie de la bibliothèque,
on aurait pu apercevoir de nombreuses allumettes si celles-ci ne
servaient pas également à maintenir les coques de noisettes qui
délimitent les différentes salles. Pour ma part, je trouve tout ceci
passionant et je sens bien que vous partagez mon avis.
< Oh oui, bien sûr...
Chapitre
III : la quête du héros.
*toujours obsédé à l'idée
de manger* < Vous n'avez pas faim ?
< Non pas trop...
< Ah génial ! Vous
ne verrez donc pas d'inconvénient à me donner
votre déjeuner !
< Oh, j'aurais bien
aimé vous contenter, malheureusement je n'ai
rien à manger. Veuillez néanmoins noter qu'une cafétéria se trouve dans
la bibliothèque, vous y trouverez probablement votre bonheur.
A ce moment, le dirigeable se posa au centre de Trois-Sillons, et Nols
continua :

<
Parfait, je vous
propose de m'y emmener et en échange vous
m'offrirez le repas !
Flo R'yan, qui avait l'intention de jeter un oeil à l'Atlas, aquiesca
en se promettant de se débarrasser dès que possible de ce parasite.
Chapitre
IV : Sur le chemin.
Sur le chemin, Nols se rendit compte qu'il n'avait pas vu par quel
moyen entrer dans la bibliothèque. Il fit part de son interrogation à
son compagnon qui lui expliqua qu'il y avait un petit trou dans le sol,
entre la tête et le bonnet qui permettait d'accéder au batiment. Ainsi
Nols apprit qu'il lui faudrait glisser sur un toboggan de verre
recouvert d'un emballage d'un paquet de chips.

<
C'est bien étrange,
je n'avais jamais entendu parlé de ces
deux matériaux.
< Et bien voyez-vous
cher ami, ce toboggan est, si j'ose dire,
d'origine humaine. En effet, le verre est assez facile à trouver, les
humains en font trainer partout dans la nature. Celui utilisé pour le
toboggan provient de l'extrémité d'une bouteille coupée
longitudinalement en deux. D'après les rumeurs, elle proviendrait d'un
village du nom de Krone-en-Bourg, mais cela n'a jamais été vérifié. Le
verre ne permettant pas de glisser convenablement, les concepteurs ont
choisi de le recouvrir d'un papier lisse et gras. Il a fallu un certain
temps pour qu'ils trouvent leur bonheur, mais un jour, en se promenant
à la bordure de Pringles, en Féérie, un d'eux découvrit un déchet
humain qui correspondait à leurs attentes, dessus était écrit « paquet
de chips ». Il est vrai que personne n'a compris la réelle
signification de ces mots, mais ceci importe peu.
< Je n'en sais pas
plus que vous, mais ce mot me paraît magique
et mélodieux, tout ceci me donne encore plus faim.
< Ben voyons...
Et quelques
instants plus tard, les voilà arrivés.
Chapitre
V : premier étage.
Enfin arrivé à destination, Flo descendit le tobaggan le premier. Nols
le suivit, mais lorsqu'il arriva au bout du toboggan, son compagnon
avait disparu sans demander son reste. Notre héros se retrouva alors
seul dans cet endroit inconnu. La faim et la fatigue se faisant sentir
de plus belle, un sentiment de désespoir l'envahit. Qui donc allait
désormais lui payer son repas ?!
C'est à ce moment là qu'il s'endormit...
En ouvrant les yeux quelques instants plus tard, notre héros vit un
lutin au regard sage et bienveillant appelé Tails le Fou. Ce dernier
voulu en apprendre plus sur ce lutin perdu et comprit très vite que la
culture lutine lui faisait bien défaut. Ainsi, par bonté d'âme, et
surtout parce qu'il s'ennuyait intensément, il décida de palier au
mieux cette lacune.

<
On m'a dit qu'il y
avait à manger dans ce bâtiment, c'est par
où ?
< Voyons jeune
lutin, vous êtes dans la plus belle bibliothèque
du royaume, et vous ne pensez qu'à vous restaurer ?
< Je vois que vous
m'avez compris. Alors, c'est où qu'on mange ?
Comprenant qu'il
serait difficile de le cultiver, Tails décida alors de
jouer avec Nols :
< Et bien
cher ami, j'ai bien peur de ne pouvoir vous aider. En
effet, je fais l'objet de perte de mémoire et je ne me souviens
absolument pas de l'endroit où se trouve la cafétéria. Néanmoins, j'ai
un plan avec moi, regardons ensemble :

<
J'ai bien l'impression que
ce fourbe de Flo R'yan s'est moqué
de moi ! Il n'y a aucune cafétéria ici.
<
Attendez, ceci n'est le plan que du 1er sous-sol, or la
bibliothèque en a un deuxième, peut-être y trouverez-vous votre bonheur.
< Ah ! Très bien !
Regardons le plan du deuxième sous-sol alors !
< Hum...
et bien en fait, j'ai prêté la seconde partie du plan à
un ami, Nikocco le Mage.
< Oh nonf ! Le père
Noël s'acharne sur moi ma parole !
< Non ne désespérez
pas, Nikocco se trouve à cet étage, il ne
nous reste plus qu'à le trouver.
< D'accord ! Où
est-il ?
<
Excellente question ! À votre avis, où pourrait-il se cacher ?
< Hum... Eliminons
déjà la salle aux lutinots... Je dirais
peut-être qu'il en apprend plus sur l'histoire lutine.
< Alors
allons voir ! Tournez à gauche je vous prie.
Nols entra alors dans la vaste « salle aux cartes », et remarqua
immédiatement que les murs étaient peints aux motifs de cartes de
l'atlas. Tails lui expliqua que toute la tête du premier sous-sol était
recouverte de cette image. Un silence de mort régnait dans cette pièce
et pour cause, elle était déserte.
Ils arrivèrent alors dans la pièce renfermant les secrets de l'histoire
lutine. Ils explorèrent les 26,48 cm² de la salle pour en conclure que
Nikocco ne s'y trouvait pas. Ils continuèrent alors et arrivèrent dans
la salle du fond. Elle contenait tous les ouvrages les plus
passionnants et palpitants sur les Royaumes étrangers, ainsi que sur
les colonies lutines. Après avoir demandé aux étudiants présents s'ils
n'avaient pas aperçu Nikocco, Nols continua ses recherches dans la
salle aux récits de guerre. Au milieu de cette pièce, Nols vit un lutin
assis à une chaise. Sous le regard encourageant de Tails, il s'approcha
de l'inconnu. Sans rien comprendre, il se prit une gifle monumentale et
entendit Tails éclater de rire. Sortant de la pièce l'air maussade, il
dit :

<
Nonf, c'est abusé !
Vous auriez pu me prévenir que c'était une
lutine !
< Je ne
pensais pas que vous l'aviez prise pour Nikocco, je
croyais simplement qu'elle vous plaisait !
< Elle ne se mange
pas, donc elle ne me plait pas.
< Soit... Continuons
je vous prie.
De retour dans le couloir « Chêne Gueune », c'est à dire l'intersection
entre les trois principales parties de l'étage, Nols reprit le plan et
s'écria :

<
Comment n'y ai-je
pas pensé plus tôt ! La salle aux DESSERT,
c'est un signe, Nikocco se trouve forcément là-bas !
C'est ainsi que Nols se mit à courir en direction de cette salle,
traversant la salle juridique et celle du dicolutin, sans même
remarquer que toutes les deux avaient aux murs des articles du code
lutin, écrit dans tous les caractères possibles.
Arrivé à destination, il vit un lutin à l'allure mystique. Il
s'approcha avec prudence et l'entendit murmurer :

<
ej sius not erep.
*voyant
l'inquiétude du Klepto'* < Venez, il ne serait pas très
prudent de le déranger.
< Vous avez raison,
fuyons avant qu'il ne remarque notre
présence.
Ils continuèrent et s'approchèrent de la dernière salle de l'étage et
entendirent crier :

<
A l'aiiiiiiiide !
< Tiens,
c'est bien étrange, d'habitude personne ne s'aventure
dans cette salle.
< Ah... vous pensez
que c'est Nikocco ?
< Non c'est
impossible, cette salle a autant d'interêt pour lui
que la vie sexuelle des acariens.
< On se tire alors.
< Non ne partez pas
! Aidez moi, je suis engouffré sous des
documents, sortez-moi de là !
< Vous ne pensez pas
que nous devrions...
< J'ai faim, allons
chercher Nikocco.
Ainsi retournèrent-ils voir les archives journalistiques.

<
Et bien voilà, on a
fait toutes les salles, et toujours pas de
Nikocco. Vous vous êtes moqué de moi ?
< Non
jamais je n'aurais osé, mais en réalité, il y a une salle
que nous n'avons pas visitée...
< Gné ?! Redonnez
moi le plan... mise à part la salle aux
lutinots, nous avons tout fait. Mais que pourrait-il bien faire dans
cette salle ?
< Allons voir...
C'est ainsi qu'ils se dirigèrent vers la salle aux lutinots et y
trouvèrent un grand et beau lutin au regard assuré et facétieux. Les
voyant arriver, Nikocco leur sourit.

<
Hey Tails ! Comment
vas-tu ?
< Très bien et toi ?
Tu promènes ton lutinot ?
< Oui, le p'tit
adore venir ici. Le mobilier est adapté à sa
taille et il est fasciné par tous ces contes et légendes. Et pour ma
part, je ne me lasse pas des BD d'Othello. Les murs de la salle sont
tapissés d'extraits, je commence à les connaître par coeur à force de
regarder les voir autour de moi.
< Oui
j'imagine. Et ta lutine, elle va bien ?
< Hum, hum. Je ne
voudrais pas vous déranger mais J'AI FAIM MOI
!!
< Ah oui
pardon. Dis moi Nikocco, tu as encore le plan du second
sous-sol s'il te plait ? Parce que Ronolds ici présent cherche la
buvette, le pauvre est sur le point de mourir de faim.
< Oui je me sens
tout faible et je commence à apercevoir le bout
du tunnel, aidez-moi par pitiéééé.
< C'est qui ce gros
gland ?
< Je te
raconterai. Alors tu as le plan ?
< Oui bien sûr, le
voici :

<
Ah ! J'aperçois
enfin mon but ultime ! Bon on fait comment
pour descendre ?
< Et bien
figurez-vous qu'il y a une échelle dans le coin
inférieur gauche de Chêne Gueune, à l'endroit même où il y a la croix.
Elle est faite d'allumettes reliées par...
< Je m'en fiche,
allons-y !
< Ah non !
< Gné ?
< Je ne
vous suis plus, j'ai retrouvé mon ami et nous avons de
nombreuses choses à nous raconter, vous allez devoir continuer seul.
< Et comment je vais
faire moi ? Je n'ai jamais su me
débrouiller seul, ce n'est pas dans ma nature. D'ailleurs je ne sais
même pas lire un plan. C'est abusé.
Et avant que Tails ait pu répondre, le fils de Nikocco prit le plan et
dit :

<
Ecoute espèce de
gros naze, en sortant de cette salle tu
descends l'échelle juste à ta droite, tu pivotes de 45° vers la gauche,
tu continues tout droit jusqu'à ce que tu aperçoives des tables et de
la nourriture. Même pour un gros nul comme toi, il ne faut pas plus de
3 minutes et 26 secondes.
< Ben dis donc, il
n'a pas la langue dans sa poche ce petit.
< Ouaip', tout le
portrait de sa mère...
C'est ainsi que
sans un mot de remerciement ou de salut, Nols le Brave
sortit de la pièce sans même penser à emporter le plan.
< 5 Noisettes qu'il
se perd.
< Tu
m'enlèves les mots de la bouche.
Chapitre
VI : deuxième étage.
A peine sorti de la salle, Ronolds vit l'échelle et la descendit. C'est
au moment où il posa pied à terre qu'il se rendit compte qu'il ne
différenciait pas sa gauche de sa droite. Ainsi, face à l'échelle, il
ferma les yeux et pivota de 45°, espérant qu'il s'agissait du bon côté.
Il avança donc jusqu'à apercevoir une porte sous laquelle on
distinguait des bouts de parchemins qui dépassaient. Un écriteau sur la
porte indiquait : « Accès réservé aux aventuriers ». Intrigué, notre
héros s'avança jusqu'au moment où sa faim se rappela à lui. Il décida
donc de faire demi-tour et entendit alors des voix s'élever. Il
s'approcha alors, passa sa tête dans la salle et vit :
Avant qu'il n'ait pu demander où il était, il entendit le Roi couper la
parole au lutin debout :

<
C'était parfait
Hypogale, maintenant j'ai faim, allons manger.















<Ouééééééééééééééééééééééééé
!!!!!
Et avant qu'Hypogale n'ait pu rétorquer qu'il n'avait même pas fini le
premier paragraphe de sa conférence sur les maladies parasitaires de
l'intestin, tous avaient couru en direction du lieu de ravitaillement.
Ainsi pris dans la foule, Nols arriva enfin à la buvette :
Chapitre
VII : le mystère est levé.
Dans la foule, il entendit qu'un lutin fêtait son anniversaire et
décida de s'installer à sa table, espérant se faire payer la tournée.
Ainsi s'assit-il avec 6 autres lutins inconnus. Après avoir commandé
bières et gigots, ils commencèrent à discuter. Toujours intrigué par ce
fameau écriteau, il leur demanda alors ce qu'il se cachait derrière
cette porte.

<
Un harem !
< Des cadavres à
disséquer !
< De la bière !
< Une nouvelle
réforme des bâtiments !
< Prout !
< Ecoute gros naze,
un malandrin a d'autres priorités. Mais je
connais quelqu'un qui sait. Hé ! Flo ! Ramène toi !
< Hé Perli ! Quoi de
neuf ? Tu malandrines toujours ?
< Bé ouais. Dis voir
j'ai un ami ici (dont je ne connais pas le
prénom) qui se demande ce qu'il se cache derrière la porte à coté de
l'amphi.
Flo reconnut alors Nols :

<
Ah ! Vous vous
intéressez enfin aux nombreux mystères de cet
édifice, j'en suis ravi ! En réalité, derrière cette porte se trouvent
toutes les archives du Royaume de l'an O à fin Thermidor de l'an IV. En
effet, c'est à ce moment que Neitanod a vu que la pièce était pleine à
craquer, il a donc fait construire un bâtiment à Morneplaine pour
recueillir les archives futures.
< Super mais
pourquoi cet écriteau ?
< Tout simplement
parce que rien que d'entrer dans cette salle
est un exploit. Chaque nanomètre carré est occupé par un document. Je
crois que plus personne n'a essayé d'y récupérer un document depuis des
années. D'ailleurs, si vous voulez faire peur aux responsables de la
bibliothèque, dites leur que vous désirez une des ces archives et vous
verrez la trombine qu'ils vont tirer.
< Mouais, je
m'attendais à une révélation plus palpitante.
C'est alors qu'arriva le cuisinier avec les gigots, Nols y gouta et dit
:

<
Voilà le véritable
secret de cette bibliothèque : on y mange
le meilleur gigot possible !
FIN
Chapitre VIII : Précisions
architecturales
Quelques précisions architecturales :
- pourquoi des orties ? Malgré leur similitude anatomique, l'ortie est
beaucoup plus résistante que le houblon et a une plus longue espérance
de vie.
- Tails était sur le point de préciser que les deux échelles étaient
constituées d'allumettes maintenues entre elles par de la gadoue séchée.
- superficie des salles :
~ 1er sous-sol : partie 1 : salle de l’Atlas : 31,05 cm²,
salle des récits de guerres : 24,72 cm²
salle de droite : 26,48 cm²
salle du fond : 30,06 cm².
partie 2 : salle du code lutin : 28,39 cm²
salle des archives journalistiques : 16,48 cm²
salle du milieu : 35,89 cm²
salle aux DESSERT : 20,00 cm²
salle consacrée à la SAROUL et la SERVAGE : 16,34 cm².
Salle des lutinots : 21,50 cm²
~ 2e sous-sol : cuisine : 25, 88 cm²
cafétéria : 46,16 cm²
garderie : 40, 27 cm²
amphi : 21,50 cm²
- Les salles sont toutes équipées de tables et chaises pour travailler
ainsi que de confortables fauteuils pour que chacun se cultive
confortablement.
- Pourquoi un amphithéâtre dans une bibliothèque ? C'est un plus non
négligeable. Entre autres, il permettra à chaque titulaire d'un DESSERT
d'exposer son oeuvre au « grand publique », une fois approuvé par le
Conseil des Sages. De plus, il accueillera les maîtres de conférence
chaque fois qu'ils le désirent ainsi que les politilutins en périodes
électorales.
- La salle aux archives : un peu délabrée avec le temps, elle regroupe
théoriquement*, dans son fin fond les documents du débarras, en son
milieu les archives régionales et enfin à l'entrée les archives royales.
*« théoriquement » car au fil du temps les documents se sont un peu
mélangés et personne n'a encore eu le courage de passer sa vie entière
à les trier.
- La cuisine : endroit réservé au personnel de la bibliothèque.
- La garderie : en plus de contenir les ouvrages propres à la garderie,
cette salle accueille les lutinots le temps que leurs parents
sillonnent la bibliothèque ou se détendent à la buvette. Ici les jeunes
lutins y seront très bien accueillis par des animateurs qualifiés, à
l'inverse de la salle aux lutinots où ils sont sous la responsabilités
de leurs parents.
- Garderie, cuisine et buvette sont toutes trois tapissées d'extrait
d'en direct du palais. Ce sont également les seules salles où il n'est
pas défendu de parler.
La visite étant terminée, vous pouvez désormais reprendre l'échelle à
côté du toboggan à l'entrée pour sortir du bâtiment ou déguster le
meilleur gigot jamais connu.