N°5
- 11 Frimaire an V
MERE NATURE SE PREPARE
Ce Matin était
attendu depuis longtemps délà chez les
Fées ! La Fête du Sommeil Hivernal a pu avoir lieu
plus tôt qu'à l'accoutumée ! Des
flocons, timides d'abord, puis de plus en plus gros, se sont mis
à tomber du ciel sous le regard
émerveillé des plus jeunes comme des plus
âgés.
Aussitôt,
une intense effervescence s'est emparée des Êtres
de l'Air. On assiste rarement à une si rapide
préparation de fête ! La Musique
démarra bientôt, les fûts d'alcool
furent ouverts et les danses commencèrent.
Partout, on
louait Mère Nature qui secouait son duvet en
prévision de l'hiver et s'apprêtait
bientôt à border le monde pour un sommeil
réparateur.
C'est doucement
Le début de
l'hiver.
Le Monde va s'endormir
Paisiblement.
N°4
- 14 Brumaire an V
ATTENTAT CONTRE LA BIERE !
LE ROYAUME A SEC ?
C'est avéré! L'empoisonnement par des vers de
toutes les réserves du Royaume est d'origine criminel ! Ce
sont les conclusions obtenues après une investigation en
profondeur dans les méandres de la fabrication de la
bière de noisette. Enquête qui n'est toujours pas
terminée, mais dont les rebondissements sont nombreux.
Explication
détaillée
Notre
enquête a commencé dans les bars : nous avons
répertorié quatre distributeurs du
précieux liquide qui fournissaient l'alcool à
tous les commerçants lutins. Ceux-ci furent rapidement
innocentés : ils ne conservaient la bière que
deux semaines tout au plus et goûtaient chaque cargaison
à leur arrivée, puis à leur
départ. Les patrons se
révélèrent honnêtes et leurs
goûteurs tout autant - bien qu'un peu
énervés de leur nouveau statut de
chômeurs...
Ils dirent se
fournir grâce à un société
de transport qui allaient se servir dans les deux immenses
entrepôts à côté des centres
de production. Retrouver les chefs de cette
société se révéla
impossible, et il semblerait que le commerce de bière
conserve des zones d'ombres qui pourraient profiter à un
marché noir encore incconu.
Bref,
l'empoisonnement ne pouvait venir que du centre de production... Mais
là se posait une question cruciale : comment un groupe de
lutins aurait pu contaminé les dizaines de fûts
entreposés en rangs serrés dans des
bâtiments srchargés ?
Quelques
Hypothèses
La
première hypothèse et la plus plausible
était que les vers avaient été
jetés dans le liquide lors de sa fermentation dans
d'immenses cuves prévues à cet effets.
Hélas, une inspection plus poussée
révéla que la bière passait par un
immense filtre puis suivait un système de canaux pour
être déversée dans les tonneaux
construits en contrebas.
Nous avons donc
examinés ces canalisations désormais inutiles,
puis avons interrogé le fabricant de tonneaux...
Il ne voyait
aucun moyen d'introduire des vers dans ses tonneaux.
- Nous produisons
environ deux cent tonneaux par an, c'est un boulot
considérable et les premiers sont terminés au
printemps ! Les vers ne pourraient survivre pendant six mois dans un
endroit sec, sans rien pour se nourrir ! Quant aux robinets, ils sont
en fer : les vers détestent ! Et les bouchons ne sont pas
faits ici, mes employés n'y sont donc pour rien.
Deuxième
hypothèse ratée.
En bref, le mode
de contamination de la bière nous reste encore inconnue,
mais les coupables ont forcément une connaissance
avancée dans la fabrication de la bière, et des
intérêts en jeu !
Malheureusement,
même si cette enquête réussissait, elle
ne ferait pas revenir les stocks de bière
déjà détruits...
Mossflower
N°3
- 14 Brumaire an V
CONTAMINATION DE LA BIERE
La bière
contaminée découverte dans les bars et les
commerces de tout le royaume a causé un choc. Comment de
telles quantités de bière ont-elles pu
être contaminée ? a demandé un lutin.
En effet, la question est loin d'être saugrenue et la Gazette
a décidé de mener l'enquête. Celle-ci
commence dans un petit bar de Frimousse qui a dû
brûler tous ses stocks et dont les propriétaires
ont presque tout perdu.
- Maintenant, les lutins se méfient de la bière,
et j'en vends beaucoup moins qu'avant ! En plus, j'ai perdu tous mes
stocks et le prix de la bière a
dévalisé l'escalier à cause de cette
destruction massive ! C'est la faillite pour moi !
Le malheureux doit d'ailleurs rembourser l'achat des fûts
contaminés qu'il comptait vendre. Il a presque tout perdu et
va se retrouver à la rue. La même situation touche
tous les commerçants du précieux breuvage.
Du côté économique aussi, les
conséquences sont importantes !
Le Royaume se retrouve privé de bière et les
réserves de noisettes sont trop faibles pour pouvoir
reconstituer les stocks.
Les pressoirs sont immobilisés pour cause de quarantaine et
les lutins souffrent déjà de cette
pénurie. Un ouvrier d'un pressoir du talus explique :
- On arrive à tirer un fût de bière de
trois noisettes en début de saison. Ensuites les noisettes
sèchent et il en faut jusqu'à dix ! Et encore,
les bières de qualité sont produites en
début de saison et requièrent 8 noisettes
fraîches, pressées avec soin !
Il désigne l'entrepôt vide.
- Les stocks de toute l'année ont été
détruits ! C'est catastrophique ! Je n'ai plus de boulot,
moi !
L'enquête se poursuit actuellement pour comprendre comment
toute la bière du royaume a pu être
contaminée. Mais préparez-vous à une
abstinence forcée.
N°2
- 15
Vendémiaire an V
MARIONNETIE : LA
SITUATION MISÉRABLE
DES NOUVEAUX COLONS
A la suite de notre précédent article, la Gazette
a demandé à son envoyée
spéciale de se rendre dans la région de la
frontière nord de la Marionnetie afin de suivre
l'évolution du peuplement. Notre journaliste a parcouru,
avec de nouveaux colons, le long chemin menant de Port-Brantas
à un avant-poste.
Les habitants de
Marionnetie sont heureux de voir enfin des lutins
s'intéresser à leur région. Mais
faut-il se réjouir pour autant?
Lundi matin, une
dizaine de lutins quittaient Port-Brantas à l'aube. La route
a duré trois jours. Trois jours de marche difficile sur ce
qui est à peine une piste, grossie par le flux des nouveaux
arrivants. Ces pioniers avancent à travers un terrain
heureusement plat, habillé d'une épaisse
forêt de mousse. Voyage dur, pour une arrivée
décevante.
En effet, la
situation de ces avant-postes est inquiétante. Ils ne
disposent qu'aucune structure, qu'elle soit scolaire ou
médicale. Pas d'eau, des réserves de nourriture
très faible, des trous qui ont peu de chance de
résister aux pluies des mois prochains... Les nouvelles
habitations se développent sans aménagement
quelconque et les moyens de communications avec Port-Brantas sont
très faibles puisqu'aucune route digne de ce nom n'arrivent
jusqu'aux régions septentrionales de la Marionnetie. L'ordre
est assuré pour l'instant par les militaires
présents sur place.
Sans
amélioration des conditions sanitaires nous allons droit
vers la catastrophe. Les épidémies ne sont pas
loin.
C. Urbicande
N°1
- 15 Vendémiaire an V
VAGUE DE PEUPLEMENT EN MARIONNETIE
Terres d'immigrations, les Colonies de Mare du Nord ont un peuplement
récent, centré actuellement sur la
Nouvelle-Lucanie et sa Capitale : Frimousse. Il y a peu, Port-Brantas
apparaissait encore comme un pôle économique
isolé dans un territoire hostile, auquel la ville tournait
résolument le dos. Malgré la présence
du palais du Gouverneur dans ce port industriel, le
véritable centre des Colonies du Nord était la
belle ville de Frimousse. Certains allant presque jusqu'à
oublier que, à l'instar de sa rivale, Port-Brantas a un
statut de capitale régionale.
Mais ce début d'an V marque un changement fondamental dans
l'équilibre des forces au sein de nos Colonies! Le
départ d'une expédition dans les terres inconnues
situées au nord de la Marionnetie a provoqué un
engouement pour ses terres encore sauvages. Port-Brantas, seule ville
civilisée au milieu de terres hostiles est en train de se
métamorphoser en une véritable porte
d'entrée sur les terres inconnues, s'ouvrant soudain
à son arrière pays. De nouveaux habitants y
passent, et montent vers le nord à la recherche de nouvelles
terres sur lesquelles s'installer et de nouvelles
opportunités. Le résultat : un peuplement
croissant autour des quatre avant-postes situés à
la frontière entre Marionnetie et Terres du Nord.
Ce peuplement est une opportunité extraordinaire pour
Port-Brantas qui va enfin revêtir le rôle qui est
le sien : celui d'un pôle majeur au sein d'une
région dynamique!
C. Urbicande