Historique



Genèse du chemin de ver


    Le 9 Thermidor de l'an IV, Sa Majesté Pitijibé Premier lança un grand concours technologique afin de réaliser une sorte de métropolutin à l'échelle nationale, entre les villes. Un appel au génie lutin à l'origine d'une future grande ère de l'histoire lutine.

    Seuls quatre Lutins répondront à cet appel. Si les vainqueurs de la réponse à l'appel d'offre seront Jujug et Maille-Queue Brantas, le Roi décidera de faire un mélange de quatre projets proposés, Neitanod et Ambrine étant les deux autres participants.
En voici la synthèse telle qu'elle fut annoncée le 2 Fructidor de l'an IV :

Projet final par les Ingénieurs du Roi :

INFRASTRUCTURE :
Des tiges de bambou les plus longues possibles reliées les unes aux autres et solidement arrimées. Les virages et les pentes doivent être les plus faibles possibles, donc il faudra enterrer les tiges dans les hauteurs et les surélever en plaine. Les tiges d’un diamètre d’environ 4 cm seront creusées à l’intérieur pour la circulation des engins. Sur les trajets les plus fréquentés, il faudra doubler les voies pour permettre aux véhicules de se croiser.

A l’intérieur de la tige, un rail conducteur accroché au plafond guidera le véhicule pour lui permettre d’accélérer, et un mince filet d’eau coulera en permanence pour limiter les frottements.

MATERIEL ROULANT :
Voitures cylindriques en liège ou en noisetier d’une longueur d’environ 5 cm pouvant contenir une dizaine de Lutins chacun. Une rame devrait compter 5 voitures soit 50 lutins et 25 cm de long, plus la motrice.

ENERGIE :
Grâce à la gravité, à la forme des rames et à l’eau qui coule, aucune énergie n’est consommée en descente. En montée en revanche, on ne peut pas faire couler d’eau. Dans ce cas, la rame est tirée par un groupe de cloportes, qui apprécient les milieux sombres et humides. En outre, les voitures de 3e classes, gratuites, comportent des roues au dessus qui sont actionnées par les voyageurs.

COUT :
25 N. pour une petite gare (deux voies, une ou deux destinations possibles), 50 N. pour une gare moyenne (3 destinations possibles), 100 N. pour une grande gare (4 destinations possibles), et 400 N. pour une très grande gare (+ de 4 destinations). La réforme des bâtiments ne s’applique pas aux gares. ( 0,5 N. le mètre de voie. C’est très cher mais les régions pourront s’équiper progressivement. L’entretien des voies et du matériel coûtera 0,01 N./mètre aux régions. Au moins dans un premier temps, la Banque Royale financera la moitié des dépenses régionales en matière de chemins de bambous. La Banque reversera à la SAROUL la moitié du coût de construction des gares et des voies.

ORGANISATION :
Une entreprise publique dépendant du ministère de l’économie (ou à terme, des transports) verra le jour. Elle aura un compte à la Banque Royale. Elle vendra des abonnements individuels à l’année, dont les prix seront adaptés aux situations :
- Lutinots accompagnés (moins de 10 messages) : gratuit
- Jeunes Lutins (jusqu’à 20 messages) : 5 N.
- Militaires et conscrits : 10 N.
- Lutins aux revenus <5 N. : 15 N.
- Lutins aux revenus >5 N. : 20 N.

Pour chaque abonnement, la moitié sera partagée entre les régions, proportionnellement à leur nombre de gares, l’autre moitié reviendra à l’entreprise publique.
[...]
Les motrices s’appelleront des clopomotives, les voies en bambous des chemins de bambous ou plus simplement rails ou voies, et l’ensemble clopomotive+voitures/wagons s’appellera train.
_______________________________________________________________________________________________________________________


    Par la suite, le 10 Brumaire de l'an V, Sa Majesté Pitijibé Premier lance les fondements de la Société Autonome des Réseaux pour bOUger les Lutins (SAROUL), dans le but de lui donner un statut complètement à part :

---
FONDEMENTS

1. La SAROUL est une Société d'Economie Mixte destinée à la construction et à l'exploitation des transports publics et notamment des chemins de ver
2. La SAROUL est soumise aux règles éditées par le Roi, le/la Président(e), et le/la Ministre de l'Economie

---
CAPITAL

3. Le capital de la SAROUL est ouvert pour moitié aux investisseurs privés, l'autre moitié étant détenue par la Banque Royale
4. Les actions sont vendues au propriétaires privées pendant des périodes limitées, définies par le directeur de la SAROUL.
5. Pour chaque action vendue à un particulier, la Banque Royale doit acheter une action pour rester propriétaire de 50% du capital.

---
PRISE DE DECISION

6. Le directeur ou la directrice de la SAROUL prend toutes les décisions concernant la SAROUL, sous contrôle du Ministère de l'Economie.
7. Le directeur doit soumettre les décisions engageant des sommes supérieures à 300 N. au vote des actionnaires.
8. Lors d'un vote, chaque actionnaire bénéficie d'une voix par action détenue, sauf l'Etat qui n'a qu'une voix et un droit de véto (voir 10)
9. Le vote des actionnaires se termine lorsqu'au moins un tiers des votants possédant au moins 25% du capital ont voté. Si ce nombre n'est pas atteint après une semaine, la décision est ajournée.
10. L'Etat possédant 50% du capital, le Ministre de l'Economie, le Roi ou le Président peuvent opposer leur véto à une décision des actionnaires. En revanche ils ne peuvent pas imposer une décision soumise au vote.

---
NOMINATION DU DIRECTEUR OU DE LA DIRECTRICE

11. L'élection du directeur a lieu dans l'un des cas suivants :
a. L'Etat décide de renvoyer le directeur actuel
b. Le directeur démissionne
c. Un actionnaire demande la démission du directeur. Dans ce cas on procède à un vote comme indiqué dans les art. 8, 9, 10
12. Les candidats à la direction se présentent alors. S'il y a plusieurs candidats, chaque actionnaire vote pour son candidat favori, mais dans ce cas chaque actionnaire n'a qu'une voix, sauf l'Etat qui en a deux.

---
MODIFICATION DES STATUTS

13. Le Roi, le/la Président(e), le/la Ministre de l'Economie, peuvent modifier les statuts de la SAROUL, en avertissant les actionnaires par un message.
14. Le Directeur peut proposer une modification des statuts à l'Etat, ou aux actionnaires, dans ce cas elle est soumise au vote.

_______________________________________________________________________________________________________________________


    Deux jours après, le 12 Brumaire an V, apparaissent les concepts de "chemin de ver" et de "verroviaire". En voici une brève explication:

    On doit ces termes à un ingénieur de Moustiqueville, M.Dugland, qui a tenu le 12 Brumaire de l'an V une conférence à l'université de Lutinville ; il avait découvert un moyen de creuser l'intérieur des tiges de bambou beaucoup plus rapidement qu'à l'époque. M. Dugland a simplement tenté de faire creuser l'intérieur du bambou par un gros ver blanc qui vit dans les gadoues moustiquevilloises. L'expérience fut concluante dans la mesure où le gros ver a un diamètre suffisant pour le moyen de transport imaginé jusqu'alors. 
C'est ainsi que ce système fut adopté par la SAROUL, et que les chemins de bambous s'appellent désormais "chemins de ver".
L'ère verroviaire est née.
_________________________________________________________________________________________________________________________

    En Thermidor de l'an V, Maille-Queue Brantas soumet, après une longue expertise technique, un rapport qui amènera de nombreux changements dans le fonctionnement du réseau verroviaire lutin. C'est avec ce modèle que le mode verroviaire poursuit son chemin.
Le 27 Fructidor de l'an V, MQB remplace Jujug au poste de directeur général de la SAROUL.
_________________________________________________________________________________________________________________________

    En Germinal de l'an VII, Maille-Queue Brantas fait changer les bêtes de trait des trains en remplaçant les bernard-l'hermite, déjà successeurs des cloportes (à l'origine des clopomotives), par des bousiers, par intérêts économique et technique.