Infrastructure




1) Des changements d'infrastructure

    Suite à l'expertise technique réalisée en Thermidor de l'an V, il s'est avéré que le système qui faisait foi jusqu'alors présentait quelques lacunes. En effet, les poses de bambou à même le sol exposaient le réseau verroviaire et ses usagers à des risques non négligeables, du type prédateurs ou catastrophes climatiques, voire négligences d'autres Lutins.
    C'est ainsi que le choix s'est porté sur des travaux souterrains relativement profonds mais rapidement creusés grâce au dressage des taupes. Le gain de temps et de Noisettes est réel mais compensé par le prix des gares un peu plus élevé, du fait de la nécessité d'accéder aux trains en sous-sol. D'un point de vue pratique, non seulement ces tunnels, appelés taupières, empêchent tout malfaiteur de nuire au système, mais ils sont beaucoup plus larges et solides qu'auparavant, d'autant plus que les bambous servent à éviter les éboulements.
    Un système d'aération a également été créé pour oxygéner les taupières. Il s'agit de longs tuyaux (60 cm environ) creusés en diagonale vers la surface, le tout accompagné de tunnels de drainage des eaux afin d'éviter les inondations venant de la surface. Les bambous restent très utilisés dans la conception de cet ensemble technologique, notamment en raison de leur faible coût (le bambou étant la plante qui pousse le plus rapidement dans le monde connu).

    Une chose reste valable, ce sont les rampes et les pentes ; il convient en effet d'éviter au maximum les dénivelés topographiques, au même titre que les virages. Tout ceci pour épargner aux trains des efforts de traction supplémentaires.


2) Dimension des tunnels

    Ces techniques permettent de faire passer un gabarit large sur le réseau verroviaire lutin. Les dimensions sont calculées avec précision, quitte à "arrondir les angles" après le gros du travail fait par la taupe. En doublant ainsi le gabarit, tout le réseau passe en double voie banalisée.

Nous avons ainsi:

Largeur: 10,2 cm*
Hauteur: 4 cm


* Prenant en compte: 2 trains de 4cm de large, le gabarit dynamique de 0,2cm, la lame d'air de 0,2cm, et les passages pour les Lutins de surveillance et les moucherons de signalisation, soit 0,5cm de chaque côté des voies.


3) Caractéristiques d'une voie

    Tout d'abord, le rail conducteur au plafond des anciennes voies verroviaires a été transformé pour stabiliser les voitures. Ce rail de sécurité est fait en bois lissé souvent humidifié pour diminuer les aspérités et le risque de frottements. Il s'agit d'un bois spécial qui n'est utilisé que par la SAROUL dans la mesure où il s'agit d'une technique de lissage tout à fait particulière. Il faut savoir que ces rails contiennent des espaces à chaque aiguillage, au même titre que les rails (cf. partie 4) ), de manière à ce que le pantographe du train ne rencontre pas d'obstacles. Cependant, la manoeuvre n'est pas toujours aisée, c'est pourquoi un ralentissement (indiqué par un TIR) s'impose avant chaque aiguillage.
A noter que la maintenance de ce rail est particulièrement lourde.

    Le guidage des trains se fait désormais par deux rails
en bois lissé posés au sol (ils sont très travaillés et nécessitent également une maintenance très régulière). Le bois dur qui compose le rail est généralement de l'orme, du charme ou du hêtre.
Ces rails supportent la charge des trains et la transfèrent sur des blochets en béton gnome. Ces derniers sont rattachés aux rails par des liens solides et souples (matériaux: fibres de liège et de bambou) qui passent en dessous des blochets et traversent des interstices dans les rails, créés à cet effet.
Les rails sont également
rattachés horizontalement par des liens identiques à ceux qui relient les rails aux blochets (verticalement).
    Entre les rails, on mettra des gravillons pour transférer encore une fois les efforts de charge soutenue par les blochets. L'avantage de ces gravillons est de pouvoir drainer l'eau en cas d'éventuelles inondations.

    La conduite se fait à droite.

    Quelques accidents ont été observés à l'aube de l'ère verroviaire du fait d'une vitesse parfois trop élevée dans les courbes. On a remarqué que le train a tendance à se soulever à la corde du virage et donc à dérailler. Pour éviter ce problème, les rails ont été légèrement décalés l'un par rapport à l'autre, suivant des calculs mathématiques précis des ingénieurs du Royaume, dans le but de stabiliser le train et de lui permettre de garder une bonne vitesse de croisière. Ainsi, le rail intérieur est surbaissé par rapport au rail extérieur. C'est ce qu'on appelle le dévers.

    Autres caractéristiques:
- Profondeur des taupières: environ 40cm
- Profondeur des gares: 5 à 10cm
- Entretien estimé des voies: 0,5 N. par mètre de voie.


4) Les appareils de voie

    Les appareils de voie méritent à eux seuls une partie tant ils sont complexes.

    Les convergences et divergences des lignes, ainsi que permettre à un train de changer de voie en cas de travaux, ont imposé un système de liaison particulier. Les taupières doivent être calculées pour que les courbes ne soient pas trop serrées, dans le but de favoriser la vitesse, donc la capacité de la ligne.
Ainsi, à chaque aiguillage, les rails seront légèrement sectionnés pour permettre au boudin de la roue de passer. Néanmoins, il faut pouvoir choisir une voie, ce qui implique la présence d'un système mécanique d'aiguillage qui sera actionné pour déplacer l'aiguille. Un aiguilleur sera donc placé à chaque poste d'aiguillage, en suivant les indications sur les directions des trains qu'on lui aura fournies (via moucheron). Il devra maintenir l'aiguille tant que le train n'est pas entièrement passé afin d'éviter que l'aiguille se décale sous le poids du wagon et de la roue, et ceci pour éviter les déraillements.
Par ailleurs, un contre-rail sera installé mécaniquement avec l'aiguille afin de bien guider l'ensemble du train sur les bons rails.